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| Les ordinateurs pour les télécentres : quels usages ? Etude de cas au Sénégal |
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L’utilisation du parc informatique de la plupart des télécentres au Sénégal n’est pas toujours optimale. Dans cet article, nous dressons un état de lieux des usages multiples et des contraintes subies qui sont notamment liées au choix du matériel, à la configuration et à la mise à jour des logiciels, la maintenance du matériel et la consommation électrique. Nous proposons une approche visant à standardiser cette gestion du matériel et des logiciels et insistons sur l’utilisation de « Client Léger » qui aura, nous en sommes persuadés, un fort impact sur le lancement et les coûts de fonctionnement des télécentres. En effet, la solution « Client Léger » est compatible avec les logiciels standards connus avec une réduction du taux de consommation électrique pouvant atteindre 95% de celle d’un PC ordinaires. En annexe de cet article, nous suggérons quelques astuces pratiques pouvant permettre aux gestionnaires des télécentres de régler les problèmes les plus courants.
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Le choix du matériel et des logiciels
Les télécentres investissent leur capital de départ sur des équipements informatiques, téléphoniques et autres matériels qui sont aujourd’hui dépassés par la technologie. Leurs comités d'organisation obtiennent parfois du matériel de seconde main ou remis à neuf. Beaucoup de télécentres utilisent en moyenne trois à cinq ordinateurs. Une machine est consacrée à l'administration et utilisée uniquement par le coordinateur et les autres membres du personnel du télécentre. Au moins deux machines de plus sont disponibles pour les utilisateurs du télécentre. Ces ordinateurs ont en général un disque dur de 6 à 10 Go, 64 à 128 Mo de mémoire vive (RAM), une carte son et un processeur Pentium 733 MHz CPU, un écran 15 pouces. Lorsqu'il devient nécessaire d'augmenter le nombre de PC pour satisfaire un plus grand nombre d'utilisateurs, des options à bas prix pour l'expansion sont explorées au lieu d'investir dans des PC neufs. Par exemple, bien souvent, il s’agit d’ordinateurs plus anciens ou recyclés. Ceux-ci proviennent de dons de sociétés qui modernisent leurs équipements ou sont achetés auprès de spécialistes du recyclage d'ordinateurs au prix d'environ 50 à 100 Euros. Les PC de seconde main ne pourront peut-être pas fournir tous les services d'un PC multimédia complet, mais ils sont souvent adaptés à l'utilisateur moyen d’un télécentre qui n'a besoin que des fonctions de courrier électronique et de traitement de texte.Il y a beaucoup d'exemples de télécentres qui reçoivent des lignes téléphoniques, des photocopieurs, des ordinateurs, des imprimantes, des classeurs et des meubles d'organisations locales, nationales et internationales.
Configuration et mises à jour des logiciels
Du point de vu logiciels, nos télécentres disposent généralement que des logiciels de base notamment :

Ces logiciels sont installés au début de la mise en place du télécentre par un technicien. Certains gérants disposent des versions téléchargées ou bien ils les empruntent chez un autre. Mais le plus souvent ces logiciels sont fournis à titre d’essai pendant une certaine période. En revanche, il faut noter que les configurations et les mises à jour de ces logiciels sont très rares car la plupart des télécentres n’ont pas les moyens de payer le charges afférentes ; ce qui affecte la rapidité d’exécution des tâches et la sécurité des ordinateurs.
D’autre part, les mises à jour des PC en logiciels notamment le système d’exploitation, anti-virus, anti-spam, outils d’administration… s’effectuent poste par poste et sont complexes de ce fait très coûteuses.
Maintenance du matériel
Les coûts de maintenance sont inclus aux frais de tout contrat de maintenance des ordinateurs, des imprimantes, des autres périphériques et une estimation des coûts des autres réparations. L’estimation des coûts totaux de maintenance varie en fonction du matériel informatique et des logiciels don
t dispose le télécentre, par exemple lorsque le matériel est haut de gamme les coûts de maintenance augmentent. De même lorsque l’installation, la configuration et les mises à jour des logiciels deviennent de plus en plus complexes les coûts de maintenance augmentent. En revanche, le matériel acquis est souvent difficile à entretenir car il devient impossible de trouver des pièces de rechange ou d’autres fournitures. Chaque PC est un point vulnérable, générateur d'incidents. La maintenance lourde est un facteur absolument crucial.
Consommation électrique
L’électricité fait fonctionner les TIC, et pourtant la fourniture irrégulière ou inexistante d’électricité est un fait courant qui constitue un problème majeur en Afrique, en particulier en dehors des grandes villes. De nombreux pays disposent de réseaux de distribution d’énergie extrêmement limités, qui ne pénètrent pas de manière significative en milieu rural. Malgré les améliorations substantielles apportées au cours de ces dernières années, les coupures d’électricité (des pannes de courant régulières, qui durent plusieurs heures) sont monnaie courante, même dans les capitales. Tout comme la maintenance lourde, la consommation électrique importante est un facteur absolument crucial pour les télécentres.
Concernant la consommation électrique, les ordinateurs, les imprimantes voire les autres périphériques, représentent une part importante de l’électricité consommée dans nos télécentres. Un ordinateur de bureau consomme généralement 150 watts/heure, certains en consomment le double. Les moniteurs représentent jusqu’à deux tiers de l’énergie totale consommée par l’ordinateur.Ces logiciels sont installés au début de la mise en place du télécentre par un technicien. Certains gérants disposent des versions téléchargées ou bien ils les empruntent chez un autre. Mais le plus souvent ces logiciels sont fournis à titre d’essai pendant une certaine période.
Toutefois, il faut noter que les configurations et les mises à jour de ces logiciels sont très rares car la plupart des télécentres n’ont pas les moyens de payer le charges afférentes ; ce qui affecte la rapidité d’exécution des tâches et la sécurité des ordinateurs. D’autre part, les mises à jour des PC en logiciels notamment le système d’exploitation, anti-virus, anti-spam, outils d’administration… s’effectuent poste par poste et sont complexes de ce fait très coûteuses.
Recommandations
Choix méthodologique
Les télécentres devraient autant que possible réduire au minimum les coûts et les investissements de capital de départ dans les équipements informatiques et autres matériels. Il n'est pas toujours nécessaire d'acheter du matériel neuf ni de logiciels, il existe beaucoup de systèmes d’exploitation (Linux) et logiciels (Open Office) qui sont gratuits. Un télécentre devrait se fixer comme objectif de maintenir ses coûts au niveau le plus bas possible au début. Le choix du matériel doit être optimal afin que les coûts globaux de matériels, de configuration et de mises à jour logiciels, de maintenance du matériel et de consommation électrique puissent être bénéfiques. Il existe plusieurs solutions possibles pour mettre en place un environnement fiable et à moindre coût. Il n'est pas toujours nécessaire d'investir sur du matériel neuf ou sur des logiciels payants, il existe des ordinateurs standards, équipés du système d’exploitation Linux et qui ne coûtent presque rien par rapport à une solution propriétaire. Cette solution peut aider les télécentres sur la réduction du coût d'acquisition matériel.
Choix du matériel : en standardisant le matériel et le logiciel des postes de travail, les télécentres peuvent évoluer vers une infrastructure optimisée, plus flexible et plus agile. Les achats de PC au coup par coup, souvent motivés par le prix ou par les préférences des utilisateurs, peuvent s'avérer bien plus coûteux pour un télécentre.
Configuration et mises à jour des logiciels: il est toujours préférable de démarrer avec les logiciels de base puis de s'étendre à mesure que les besoins des utilisateurs deviennent plus importants. Une autre étape consiste à standardiser l'image logicielle pour faire des économies liées au déploiement, à la gestion de l’image et à l’application des correctifs et des mises à jour. Selon IDC, la gestion de l’image représente 20 à 25 % des coûts de déploiement d’un système d’exploitation, soit 20 à 30 euros par an par PC.Maintenance du matériel : un parc informatique n’est jamais à l’abri de pannes. S’il est mal choisi, les contrats de maintenance alourdissent la facture. On peut optimiser l’infrastructure et maintenir les applications. Mieux vaut négocier des contrats globaux qui incluent la maintenance des équipements et des applications. Pour abaisser les coûts et pour améliorer l’efficacité des ordinateurs, de nombreux services informatiques développent l’automatisation et la centralisation des configurations. Ils souhaitent pouvoir, à distance, assurer la maintenance et contrôler l’état des PC.
Consommation électrique : une bonne compréhension des coûts conduit à de meilleures décisions, comme l’établissement des priorités dans les investissements et des choix de configuration optimaux. Par exemple, un PC de bureau et son écran consomment en général environ un coût énorme d’électricité. Ce coût peut être largement réduit en configurant une politique de gestion de l’alimentation dans le système d’exploitation.Le "Client Léger" est une évolution récente qui aura probablement un fort impact sur le lancement et les coûts de fonctionnement des télécentres. Il est semblable à un PC mais n'a pas de parties détachables et dépend d'un serveur central pour tous ses logiciels et ses stockages de données.
Justification du choix méthodologique
Un Client Léger vous donnera accès aux applications standards, et il comporte géné ralement des logiciels appliqués à Internet (traitement de texte, vidéoconférence, courrier vocal, tableurs, courrier électronique, navigateur Internet et création de sites Internet). Parce que ces machines sont plus faciles à fabriquer, elles peuvent être obtenues et entretenues à un prix considérablement moins élevé que celui d'un PC ordinaire. La plupart des Clients Légers permettent aussi de la vidéo et de l'audio lorsque nécessaire s'il y a suffisamment d'espace de stockage sur le disque. Le terme "Client Léger" trouve son origine dans une nouvelle génération de terminaux Windows, remplaçants des traditionnels terminaux texte passifs. Ils embarquent un système d'exploitation dédié (type Windows CE, Linux) et se connectent à des serveurs Go-Global, Windows 2000, 2003, NT4 TSE ou Citrix Metaframe en utilisant les protocoles RXP de Graphon, RDP de Microsoft ou ICA de Citrix. La philosophie fondamentale du Client Léger repose sur une idée simple : face à des PC parfois lourds à administrer, gourmands en mémoire, avec leurs périphériques, leurs applications installées localement, et autres soucis de sécurité, de mise à jour et de maintenance, le poste Client Léger n'exécute que des tâches d'affichage, de gestion réseau et d'interface utilisateur. L'ensemble des applications est déporté sur un serveur central avec un accès simplifié, économique, sécurisé et performant. Les utilisateurs retrouvent ainsi leur environnement de travail habituel : applications métier, bureautiques, messagerie, Internet. L'architecture Client Léger répond à une demande croissante des entreprises qui recherchent avant tout des technologies répondant à des critères de fiabilité et de sécurité avec des retours sur investissements rapides. Cette architecture, adaptée aux besoins des entreprises, leur permet de gérer tout type d'applications. Un terminal Client Léger se différencie donc principalement d'un PC par :
Les serveurs utilisent un système d'exploitation multiutilisateur ainsi qu'une méthode de présentation de l'interface d'une application vers un poste client. Le déploiement, la gestion, le support et l'exécution des applications s'effectuent donc intégralement sur le serveur. Seuls les changements d'écrans, les clics souris et les entrées clavier transitent entre le terminal Client Léger et le serveur, ce qui garantit d'excellentes performances et une faible utilisation de la bande passante (des études ont montré une utilisation moyenne effective d'environ 8 Kbps de bande passante avec un poste Client Léger, hors flux d'impression). Les terminaux Client Léger ont un accès direct et instantané aux différentes applications de l'entreprise via le serveur - sans réécriture ni téléchargement d'applications. Ils permettent également un accès direct à Internet ainsi qu'aux applications mainframes grâce à l'intégration en local d'un navigateur et d'émulations de terminaux. Il en résulte une amélioration de l'efficacité dans le déploiement de toute application d'entreprise, une meilleure rentabilité des investissements informatiques (postes, réseaux, applications) ainsi qu'une optimisation des budgets de fonctionnement (maintenance, mises à jour).
L'utilité de ce type de modèle informatique basé sur des serveurs vient essentiellement du fait qu'il permet aux entreprises de surmonter les obstacles de gestion, d'accès, de performance et de sécurité liés au déploiement d'applications critiques. L'administration complète et la gestion de la configuration des postes clients s'opèrent à distance, de même que la mise à jour des versions de logiciels. Une architecture Client Léger est donc le moyen le plus fiable de réduire la complexité et les coûts globaux de l'informatique de nos télécentres.
Les clients légers déployés par Agrica nécessitent de leur côté 25 kWh par an + 87 kWh par an par machine virtuelle côté serveur. L’économie d’énergie est donc conséquente, de l’ordre de 120 kWh par an. A l’échelle du parc de la société l’économie se montera à un peu plus de 16.000 euros par an en 2011 (au rythme actuel d’augmentation du kWh électrique). Soit une facture électrique des postes de travail divisée par 2.Comme le montre les résultats, on est loin des clichés des éditeurs et des fabricants qui ne communiquent que sur la consommation électrique du terminal, omettant sciemment la consommation de la machine virtuelle côté serveur. Il faut cependant noter que les postes de travail d’Agrica consommaient déjà très peu d’énergie. On estime en effet qu’un PC actuel consomme entre 350 et 500 kWh par an en entreprise. Dans un cas plus classique, les clients légers et la virtualisation permettraient donc de diviser par 3 la facture électrique des postes de travail.